Les indices sont évidents :
surface lisse, presque brillante
lumière qui pénètre légèrement → typique du marbre
modelé hyper fluide, anatomie idéale
absence totale de fibre ou de grain
socle muséal moderne
éclairage de sculpture classique
👉 C’est du marbre, pas du bois, pas du plâtre.
Mais ici :
proportions idéalisées
poses harmonieuses
douceur du modelé
composition circulaire
bras entrelacés
C’est exactement la signature d’Antonio Canova, le plus grand sculpteur néoclassique.
Pourquoi ?
Le style est néoclassique pur
Le marbre est travaillé avec une perfection lisse typique de Canova
La pose correspond à son œuvre Les Trois Grâces (1814–1817)
Beaucoup de musées possèdent des copies d’atelier ou des répliques du XIXe siècle
Donc la datation raisonnable est :
1810–1830 (ou une copie ultérieure, mais toujours néoclassique)
Parce que :
Les Trois Grâces = canon absolu de la beauté idéale
Canova = le sculpteur du Beau parfait
La Renaissance du Nord (ton premier bas‑relief) = beauté plus rugueuse, plus humaine, parfois jugée “laide” selon les critères classiques
L’exposition joue probablement sur :
le Beau idéal (Canova)
le Beau imparfait / humain (Renaissance du Nord)
le Laid (caricatures, grotesques, etc.)
Tu as donc vu deux visions opposées de la beauté.
Probablement bois
Renaissance du Nord
1500–1550
Marbre
Style néoclassique
1810–1830
Très proche de Canova
Patriarche, très attaché aux traditions.
Toujours en costume sombre, posture droite.
Attitude bienveillante mais parfois dépassée par les changements.